Tshering Wangdu

 

Tshering Wangdu est né en Inde dans la région de Darjeeling où ses parents se sont réfugiés dans les années 50.
Touché par sa personnalité, un maître tibétain lui donne l’occasion d’étudier dans l’école qu’il a formé à Kalimpong, la plus ancienne école tibétaine fondée en Inde.
Dès l’âge de cinq ans, Tshering y reçoit l’héritage des mélodies et des danses du Tibet. Tout en poursuivant ses études, Tshering rejoint la troupe de l’école et participe aux nombreuses manifestations artistiques organisées dans la région. A la fin de sa scolarité, il reste dans l’école, cette fois pour y enseigner le chant et la musique.
En 1994, il forme la troupe « Gangjong Doeghar, ou « Troupe du pays des neiges ». Elle se produit dans les grandes villes du continent indien, participant à de nombreux festival, en Inde et au Népal. Appréciée pour la qualité de ses spectacles, elle est remarquée par un mécène anglais qui lui offre les moyens de se produire en Europe. Tshering et sa troupe pourront ainsi se produire en Grande-Bretagne, en Irlande, au Pays Bas, en France où il s’installe en Février 2000.
Tshering, ancré dans une tradition millénaire, est aussi un artiste contemporain, composant ses propres mélodies et s’engageant dans divers projets tels qu’albums pour enfants, disques, spectacles en solo ou avec le groupe de danse qu’il a formé. Avide de rencontres aussi bien humaines qu’artistiques, il n’hésite pas à adapter des mélodies anciennes à un contexte novateur, à marier des mélodies tibétaines avec des sonorités occidentales. Tshering, poursuivant un travail sur le mélange des cultures en collaboration avec des artistes différents, accompagne maintenant de ses talents de chanteur, danseur et musicien le spectacle de conte tibétain proposé par Emma. Il y joue de divers instruments, offrant ainsi une palette complète des rythmes, sonorités et mélodies populaires laïques du Tibet.

Le mot d'Emma
Mon bref séjour au Tibet m'a laissé une forte impression. Lors de ma première rencontre avec Tshering c'est bien évidemment de son pays dont nous avons parlé. Si lui n'a jamais pu y mettre les pieds, il n'y a aucun doute que son cœur, son âme y ont séjourné ! Car sinon, comment expliquer que c'est avec lui et lui seul que j'ai pu exprimer ce que j'y ai vécu et qui est de l'ordre de l'indicible, telles que les rencontres que j'y ai faites avec des êtres invisibles qui, depuis, m'accompagnent et me protègent ? Ne serait-ce pas eux d'ailleurs qui ont mis Tshering sur mon chemin et qui lui ont soufflé à l'oreille que mes erreurs quant à l'interprétation du conte "La belle à la fleur blanche de Châtaigner" ne demandaient qu'à être corrigées ?
Demander à un réfugié tibétain de faire partie d'une équipe d'artistes où il y a déjà une chanteuse chinoise en la personne de mon amie Li Jing cela devait-il poser un problème ? Aucunement ! Il suffit que l'un et l'autre soient de ces personnes dont la hauteur de vue permet de reconnaître la part de beauté et de vérité dont chaque culture, dont chacun est dépositaire. Li Jing et Tshering, sont, de toute évidence, de ces "belles personnes" !
Présenter un spectacle avec Tshering, ce n'est pas seulement constater cette magie qui élève naturellement la qualité de ma voix et de ma présence pour s'harmoniser avec les siennes, c'est aussi me laisser enchanter par la façon, un peu mystérieuse, avec laquelle Tshering, grâce à ses chants et sa musique, amplifie et simplifie à la fois le message du conte.

www.tshering-wangdu.com

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