Emma

Fuir ce qui obscurcit la conscience, réduit l'esprit, broie le cœur dans la petitesse des servitudes matérielles…
Découvrir qu'en cheminant au hasard de sa curiosité, au gré de son désir, on peut se retrouver comme le héros de ce conte, littéralement "au fond du puits" ou saisi d'émoi devant la beauté du monde…S'ouvrir alors au message du "Maître des mondes souterrains" et comprendre qu'il ne survit que grâce à une nourriture céleste, la Musique, le plus spirituel de tous les langages…Aller au devant de ce que la vie a à nous apprendre sur les autres, sur nous-mêmes, sur l'univers et ses lois, c'est là le principe même de toute quête existentielle !

A moi qui suis attirée par l'extrême orient, par la connaissance, l'art, les mythes et les légendes de ceux qui ont pérégriné au cours des millénaires entre la côte Atlantique et la mer de Chine, ce conte du "fils du drapier" me parle comme un ami intime qui devinerait mes rêves secrets, mes doutes, mais espoirs inavouables parce que trop fous. A chacun, il parle de la nécessité d'avoir foi en son destin, en son talent, à chacun il apprend pourquoi il est important de se mettre à l'écoute de celui qui arrive "du fin fond du désert", même si, en l'écoutant , on en perd son chemin. Le détour, après tout, se révèle être justement celui qui peut nous amener à la réalisation suprême. Dans ce conte, celle-ci est symbolisée par le pouvoir de l'empereur qui développe "les lettres et les arts" et grâce à qui désormais, "on ne coupera les têtes.

 

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