Li Jing

 

Puisse que Li Jing, maîtrise parfaitement la langue française laissons lui la parole :
Li jing, comment as-tu commencé à chanter ?
A l’école primaire, il y avait un groupe de chant qui intervenait pour les spectacles et les fêtes. Ma voix a été remarquée très vite et on m’a demandé de chanter en soliste pour ces occasions. Peu à peu, ma voix a été connue de tous dans la ville.
Au collège, ma mue m’a empêchée de chanter. J’en étais fort triste et lorsque j’ai pu chanter à nouveau, j’ai eu envie de prendre des cours pour apprendre la technique vocale ;
Hélas, les cours étant très onéreux, j’ai dû m’en passer rapidement, mais j’ai toujours conservé cette passion.
Lorsque j’ai commencé à travailler dan une entreprise de chemin de fer, j’ai à nouveau été sollicitée pour représenter l’entreprise en chantant en soliste lors de spectacles.
Mais l’entreprise a eu des difficultés et j’ai dû partir pour Shanghai. Là-bas, j’ai commencé à travailler dans un restaurant -karaoké et j’ai repris des cours de chant, que je finançais grâce à mes représentations quasi quotidiennes lors de mariage et fêtes diverses.

Que représente le fait de chanter pour toi ?
Chanter est une véritable passion pour moi ; je chante pour les gens, pour partager des émotions, pour transmettre ma compréhension de la vie ; c’est un excellent moyen d’expression qui me permet de trouver ma propre place, ma propre valeur.

Et les chants traditionnels chinois ?
Les chants traditionnels chinois évoquent la beauté de mon pays, de mon peuple, de ma culture. Ils représentent les valeurs de la Chine. Ainsi, il est plus souvent question de la nation que de l’individu dans ces chants.

Pourquoi la France ?
A l’école, nous avions des cours de littérature. Lorsque nous avons étudié la littérature française, j’y ai trouvé une grande sensibilité qui m’a attirée. C’était un rêve pour moi de venir en France !


Le mot d’Emma : J’ai fait la connaissance de Li Jing lorsqu’elle a rejoint l’atelier théâtre que j’animais à l’Alliance Française de Shanghaï. Très vite, nous avons eu l’idée d’allier nos voix pour partager avec d’autres ce qui nous rendait immédiatement proches. Etait-ce une sensibilité artistique commune, un vécu de femmes dont l’expérience n’a que faire des carcans imposés par les habitudes et les coutumes, la même passion de découvrir d’autres peuples, d’autres cultures ? Sans doute un peu de tout cela ! Pour ma part, quand je l’entends chanter, je ne doute pas que ce fut une mémoire antérieure qui, agissant à mon insu, m’a irrésistiblement attirée jusqu’en Chine pour y découvrir « ma Chine intérieure ». C’est dire combien la collaboration artistique de Li Jing m’est précieuse.

 
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